Dans chaque lieu qu’il investit, Takeo Watanabe installe ses machines – boîtes à sons, samplers, effets – comme on poserait un carnet face à l’horizon, oscillant entre capter ce qu’il voit et laisser ce qui l’entoure nourrir sa musique. On pourrait se demander si c’est lui qui invente l’environnement ou si c’est l’environnement qui invente sa musique. Comme il le dit lui-même : « Mon son se dirige vers l’environnement, l’espace, le climat et les saisons. La belle nature et les saisons locales inspirent mon travail. »
Musicien depuis l’adolescence, il débute comme bassiste dans plusieurs groupes locaux avant de rejoindre Tokyo pour poursuivre sa trajectoire artistique. Parallèlement, il explore les arts visuels et participe à plusieurs expositions au Japon, recevant notamment le Niigata Nippo Art Promotion Award lors de l’exposition de la préfecture de Niigata.
Depuis 2021, ses performances ambient filmées en extérieur circulent largement en ligne. On y voit un artiste seul face au paysage, entouré de ses machines, construisant nappes lentes, pulsations discrètes et mouvements électroniques qui semblent respirer avec le lieu.
Entre ambient, improvisation et exploration électronique, Takeo Watanabe compose une musique attentive aux instants et aux lieux. Une manière de rappeler que parfois, le silence d’un lieu est déjà la première note.